Aptère – Définition aptère en architecture – Temple aptère

Aptère : (adj.) désigne un temple antique ne possédant pas de colonnes, de portiques sur ses côtés.

Temple aptère, temple non aptère

Le terme provient du grec apteros (απτερος, sans aile), formé de l’élément a (α) désignant la privation et pteron (πτερον, aile). Si Jean Martin parle dès le XVIe siècle de temples « pseudodipteriques, qui signifient, sans aelles, ou n’ayant que le simple circuyt des murailles », le terme aptère, notamment utilisé par les entomologistes, ne semble pas directement appliqué à l’architecture avant le XIXe siècle. On le retrouve ainsi défini dans le Dictionnaire raisonné d’architecture d’Ernest Bosc (1877) : « Aptère s’emploie plus particulièrement en parlant des temps antiques. C’est aussi le nom d’un temple de la Victoire, bâti à Athènes, près des Propylées, parce que la statue de la déesse la représentait sans ailes. »

© 2012 – Stéphane William Gondoin – www.normannia.fr

Ante – Définition ante en architecture

Ante : (n.m.) pilier carré situé à l’extrémité du mur latéral de la cella d’un temple, s’avançant au-delà de la façade de l’édifice. Le terme est généralement employé au pluriel, (antes ou antae) mais aussi sous la forme in antis, pour désigner tout bâtiment possédant des antes.

Antes architecture

Temple à Antes

Du latin ante (devant), dérivé du grec anteô (άντέω), avancer. Ante signifie toutefois en latin également pilastre, sans doute parce qu’il s’agissait dès l’Antiquité de désigner un élément proéminent. On le trouve mentionné dans la traduction qu’a donnée Jean Martin du célèbre De Architectura de Vitruve, sous le titre Architecture ou art de bien bastir (1547) : « Le temple sera dict à Antes, quand il aura en son principal rencontre les contrefors qui environneront toute la closture de muraille, & entre lesdictz contrefors deux colones assizes au mylieu : puis sur le faiste ou comble la symmetrie gardee suyvant mes preceptes en ce livre. »

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Amphiprostyle – Définition amphiprostyle

Amphiprostyle : (n.m.) Edifice antique possédant des colonnes sur ses faces antérieure et postérieure.

Temple amphiprostyle

Plan d’un temple amphiprostyle, dans Jean Martin « Architecture, ou art de bien bastir de Marc Vitruve Polion » (1547)

Du grec amphi (άμφι) signifiant autour, et prostulos (πρόστυλος), désignant un édifice possédant des colonnes sur le devant (de pro –πρo-, devant et de stulos –στυλος-, « colonne »). Les Romains ont emprunté ce dernier sous la forme prostylos, avec le même sens. Il figure en Français dès 1547, dans la traduction qu’a donnée Jean Martin du traité De Architectura de Vitruve : « L’amphiprostyle aussi a tous les ordres de ce prostyle, & oultre plus a en son fons ou postique, des colonnes, & son faiste propre, ainsi qu’il sera dict. » On le retrouve un peu plus tard chez Félibien (Des principes de l’Architecture, 1676) : « Il y a des temples dont la façade a des portiques ; il y en a d’autres qui n’en ont point. Ceux qui n’en ont point peuvent estres de trois differens aspects. L’un se nomme in antis, c’est-à-dire que la façade n’est que de pilastres, car le mot antae veut dire pilastres. L’autre se nomme prostylos, c’est-à-dire une façade à colonnes ; et le troisième amphiprostylos, qui a des colonnes à la face de devant à la face de derrière. »

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Adyton – Définition adyton

Adyton : (n.m.) On le trouve aussi parfois sous la forme adytum. En architecture, pièce secrète d’un temple antique, dans laquelle seuls les prêtres pouvaient pénétrer.

Adyton temple antique

Anthony Rich, dictionnaire des Antiquités romaines et grecques

Terme emprunté au grec aduton (άδυτον) formé de α (privatif) et du verbe duo (δύω : pénétrer, enfoncer), via le latin adytum. Il n’est utilisé en français qu’à partir du XIXe siècle, sans doute dans le cadre d’une recherche en perpétuel mouvement et de la spécialisation du vocabulaire de l’architecture. Dans le Dictionnaire des Antiquités romaines et grecques (1861), Anthony Rich apporte d’intéressantes précisions sur la fonction de l’adyton : « Adytum : On construisait ces parties du temple pour permettre aux prêtres de tromper les fidèles par des réponses prophétiques, des miracles et toute espèce d’effets surnaturels, et de cacher en même temps les agents qui les produisaient. Il n’y en avait pas, par conséquent dans tous les temples, mais seulement dans les temples célèbres par des oracles ou par la représentation des mystères. »

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