Tourelle – Définition tourelle en architecture

Tourelle : (n.f.) Petite tour, généralement en encorbellement, le plus souvent placée dans l’angle d’un bâtiment ou d’une place forte.

Tourelle, petite tour en encorbellement, à Montlhéry

Tourelle en encorbellement, tour de Montlhéry (Essonne)

Du latin turris, tour. Le suffixe -elle est un diminutif. Une tourelle est donc une petite tour. Frédéric Godefroi (Dictionnaire de l’ancienne langue française) le relève en 1288 dans les Drois de Bauduin le seneschal : « Qu’il vit aparoir cinq tourieles / un un castel rices et beles. »

© 2013 Stéphane William Gondoin – www.normannia.fr

Talus – Définition talus en architecture

Talus : (n.m.) Terme de fortification. Rempart avancé en terre à forte pente ou accumulation de terre destinée à protéger le pied d’un rempart en pierre. Voir glacis.

Talus protégeant la base d'une muraille formant un glacis, château d'Harcourt

Talus de l’enceinte du château d’Harcourt (Eure)

Du latin latutum (talus), dérivé du gaulois talo signifiant « front ». Ce terme est relevé par Frédéric Godefroi (Dictionnaire de l’ancienne langue française) dans un compte de fortifications des années 1467-68 : « Les wasons dont le piet et le tallut des dictes terres sont fais. »

© 2013 Stéphane William Gondoin – www.normannia.fr

Tour – Définition tour en architecture

Tour : (n.f.) Construction plus haute et plus large que les autres, qui domine l’ensemble d’un édifice. Dans un château fort, construction massive faisant office de flanquement, d’habitation ou de refuge.

Tour wisigothique de l'enceinte urbaine de Carcassonne, dans l'Aude

Tour wisigothique à Carcassonne (Aude)

Du latin turris de même sens. Il est utilisé vers 1100 dans la Chanson de Roland : « Cordres ad prise e les murs peceiez, / Od ses cadables les turs en abatied » (Il a pris Cordres et ses murs démantelé, avec ses caables [ndlr : sorte de catapulte] les tours abattu. »

© 2013 Stéphane William Gondoin – www.normannia.fr

Château de Biron

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Visite du château de Biron (Dordogne)

Château de Biron

Perdu aux confins de la Dordogne et du Lot-et-Garonne, le colossal château de Biron règne en maître incontesté sur un paysage grandiose et vallonné, défiant hommes et siècles depuis le sommet de son éminence naturelle.

 

Informations pratiques, tarifs, horaires :

Anne-Marie Cocula, Le château de Biron, Editions Sud Ouest, 1999Une visite en soirée permet d’admirer le front ouest à la lumière du soleil couchant. N’hésitez-pas à parcourir les alentours à pied pour de meilleures vues d’ensemble. N’oubliez-pas de vous rendre dans le joli village blotti à ses pieds.

Tarif 2013 adulte : 7 € – Possibilité de billet jumelé avec le cloître de Cadouin : 11 €.

Horaires 2013 : Ouvert tous les jours en haute saison. Basse saison, tous renseignements au 05. 53. 63. 13. 19.

barreVisite virtuelle du château (Cliquez sur les points rouges)

Château de Biron, en Dordogne. Vue d'ensemble depuis le sud Château de Biron, en Dordogne. Vue d'ensemble depuis l'ouest Chapelle castrale du château de Biron, en Dordogne Galerie en bois et tour du Concierge au château de Biron Château de Biron gisants, de Pons de Gontaut-Biron et d'Armand de Gontaut-Biron Résurrection de Lazare sur le tombeau de Pons de Gontaut-Biron, château de Biron Château de Biron, la basse-cour Grille au château de Biron, ombres et lumière Château de Biron, escalier de la Recette Château de Biron, charpente de la Recette Château de Biron, l'ancienne tour maîtresse et le four à pain Château de Biron, la tour Saint-Pierre et le chemin de ronde Château de Biron, le passage voûté reliant cour d'honneur et plate-forme Château de Biron, la cour d'honneur Château de Biron, la salle commune et sa cheminée monumentale Château de Biron, l'escalier du château de Pons de Gontaut Château de Biron, l'escalier du château de Pons de Gontaut Château de Biron, les cuisines voûtées sous la salle des états du Périgord Château de Biron, le potager des cuisines Château de Biron, la salle basse dans la tour Henri IV

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En savoir plus

L’histoire

Château de Biron, en Dordogne. Vue d'ensemble depuis le sud

Château de Biron (Dordogne), depuis le sud

Sans doute fondé au cours du XIe siècle, le château appartient à la famille des Gontaut au siècle suivant. Dévasté en 1212 par Simon de Montfort, chef de la croisade albigeoise, il est de nouveau au cœur de la tourmente pendant la guerre de Cent Ans, sans arrêt disputé entre les partisans des rois d’Angleterre et ceux des rois de France. Il est très endommagé au terme du conflit.

Château de Biron gisants de Pons de Gontaut-Biron et d'Armand de Gontaut-Biron

Château de Biron (Dordogne). Dans le chœur de la chapelle castrale, tombeaux et gisants de Pons et d’Armand de Gontaut-Biron

Les seigneurs de Biron n’ont alors de cesse d’embellir et de rendre plus confortable la demeure ancestrale. Ils jouissent généralement de la faveur royale, tel Pons de Gontaut, dont on peut admirer le tombeau dans la chapelle castrale. En 1602, Henri IV n’hésite pourtant pas à envoyer à l’échafaud son descendant, Charles de Gontaut, pour haute trahison. Le fils et successeur de celui-ci rentre en grâce auprès du pouvoir royal, pour son soutien indéfectible à Mazarin pendant la Fronde. Délaissé au XIXe siècle, le château est acquis en 1978 par le Conseil Général de Dordogne et fait depuis lors l’objet de soins attentifs.

La visite

Château de Biron, ancienne porte du bourg dominée par la tour du Concierge

Tour du Concierge, château de Biron

Une vaste enceinte entoure la basse-cour. Elle est flanquée par la tour cylindrique Saint-Pierre au sud, reconnaissable à sa toiture en poivrière et à ses canonnières. À l’autre extrémité de la courtine s’élève la tour du Concierge, dotée d’impressionnants mâchicoulis sur consoles. Une galerie en bois lui est accolée. Elle abrite trois larges baies d’époque Renaissance. La chapelle castrale, également d’époque Renaissance, trône au sud. Le premier étage était réservé au seigneur, pendant que le rez-de-chaussée servait d’église paroissiale. Elle contient notamment les gisants de Pons et d’Armand de Gontaut. Au nord-est enfin, s’élèvent les petites écuries, flanquées d’un bâtiment que l’on appelle La Recette, sans doute un ancien lieu de perception de taxes. On y remarque notamment un bel escalier à vis et une splendide charpente.

Château de Biron, les cuisines voûtées sous la salle des états du Périgord

Sous la salle des états du Périgord, les monumentales cuisines voûtées du château de Biron (Dordogne)

Le visiteur accède à la cour d’honneur par un escalier monumental aboutissant à une plate-forme, puis grâce à un beau passage voûté. Cette haute cour est cernée de la salle de États à l’ouest, ainsi nommée parce que les états du Périgord s’y tintent à plusieurs reprises. En son sous-sol, ne pas rater l’immense cuisine voûtée. Un portique percé au sud, offre une vue imprenable sur les alentours. À l’est s’élève le logis seigneurial, datant pour l’essentiel du XVIe siècle. On y découvre plusieurs salles de grand intérêt, parfois avec parquet et lambris. Une cheminée magnifique est visible dans la salle commune.

Château de Biron, la cour d'honneur et le portique

Cour d’honneur et colonnade du château de Biron (Dordogne)

© 2013 Stéphane William Gondoin – www.normannia.fr

Ravelin – Définition ravelin

Ravelin : (n.m.) Ouvrage défensif placé à l’avant d’une fortification pour mieux assurer la protection d’une courtine ou d’une porte.

De l’italien rivellino (petite rive). Le terme est attesté dès le XVe siècle et relevé par Frédéric Godefroy (Dictionnaire de l’ancienne langue française) en 1450, dans un document connu sous le nom d’Aveu de Meru : « Avec belle entree et porte, à laquelle souloit avoir pont levis, et au devant icelle y a ravellin. » Ravelin semble donc alors synonyme de barbacane et de boulevard, puis plus tard de demi-lune.

Ravelin, bastion avancé devant un rempart, demi-lune

Ravelin, plan de la citadelle de Montmédy (Meuse)

 

© 2013 – Stéphane William Gondoin – www.normannia.fr

Rempart – Définition rempart

Rempart : (n.m.) Mur d’enceinte ou levée de terre entourant une place forte.

Du verbe latin parare, préparer, notamment au sens militaire, par exemple pour une embuscade. Le terme rempart est attesté dans notre langue en 1370, dans les Comptes de Macé Darne, maître d’œuvre du duc Louis Ier d’Anjou : « …parce que les gens mons. Bertran du Gueclin, Connestable de France, avoint prins et despensé tout ce que il trouverent en ladicte salle ou temps qu’ilz furent devant Sainct-Mor-sur loire, que les Anglois avoient fort et rempart. »

Rempart, mur d'enceinte entourant une forteresse

Remparts d’Aîgues-Mortes (Gard)

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Poterne – Définition poterne

Poterne : (n.f.) Dans une fortification, petite issue dérobée qui permet de sortir discrètement de la place.

Du latin porta (porte, issue, ouverture). Le terme est mentionné dans les Commentaires talmudiques de Raschi sous la forme « posterne » (fin XIe – début XIIe siècle).

Poterne, petite porte dérobée pour entrer ou sortir d'une place forte

Poterne au château de Falaise (Calvados)

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Pont-levis – Définition pont-levis

Pont-levis : (n.m.) Pont mobile en bois que l’on peut, selon son gré, monter ou baisser pour interdire ou permettre l’accès à une place forte. Le pont-levis évolue tout au long de la période médiévale : pont-levis à treuil, à flèches…

Du latin pons (forme accusative pontem, pont) et de levare (lever). Le terme apparaît vers le commencement du XIIIe siècle : « Tant a alé que il trova Un castiel en un ploiëiç. Porte i ot et xv pont levëis, Clos ert de mur et de fosé » (Tobler, altfranzosisches worterbuch).

Pont-levis, pont mobile enjambant le fossé cernant une forteresse

Pont-levis à Vitré (Ille-et-Vilaine)

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Motte féodale – Définition motte féodale

Motte féodale : (n.f.) Terme impropre (une motte n’est pas systématiquement rattachée à un fief) parfois utilisé pour désigner une motte castrale.

Latin médiéval motta (tertre). Von Wartburg y voit un radical prélatin muti (ou mutt) de même sens. On trouve ce terme dès le XIIe siècle, notamment dans le Roman de Rou de Wace : Hubert de Rie ert a sa porte entre le mostier et sa mote. »

Motte féodale, butte artificielle de terre qui portait autrefois une forteresse de bois

Motte castrale tronconique à Gonfreville-l’Orcher (Seine-Maritime)

 

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Motte castrale – Définition motte castrale

Motte castrale : (n. f.) Butte généralement artificielle de terre cernée d’un fossé, sur laquelle on élève une fortification. On parle fréquemment de motte castrale.

Latin médiéval motta (tertre). Von Wartburg y voit un radical prélatin muti (ou mutt) de même sens. On trouve ce terme dès le XIIe siècle, notamment dans le Roman de Rou de Wace :  » Hubert de Rie ert a sa porte entre le mostier et sa mote. »

L’appellation motte féodale est impropre : une motte n’est pas obligatoirement liée à un fief.

Motte castrale, butte artificielle de terre qui portait autrefois une forteresse de bois

Motte castrale tronconique à Gonfreville-l’Orcher (Seine-Maritime)

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