Antéfixe : (n.f.) En architecture, pièce en céramique ou en terre cuite, placée dans la partie inférieure d’une toiture pour empêcher les files de tuiles creuses de glisser, mais aussi pour combler les vides générés par ces tuiles creuses. Les antéfixes étaient généralement très décorés.
Du latin antefixa (antéfixes, forme pluriel presque systématique), de ante (devant) et fixus (fixe, immobile). En l’état actuel de nos recherches, nous ne pouvons faire remonter l’introduction de ce terme en Français avant le XIXe siècle. Son usage est cependant probablement plus ancien. Il figure dans un certain nombre d’inventaires de collections privées, tel celui du cabinet du Chevalier E. Durand, réalisé en 1836 par de Witte. Dans Recueil de fragmens de sculpture antique en terre cuite (1814), Jean Baptiste Louis Georges Seroux d’Agincourt évoque ces pièces utilitaires et ornementales : « La couverture des édifices antiques était composée de deux files de tuiles alternativement courbes ou planes ; celles-ci avaient deux rebords, dont les premières recouvraient les joints ; les dernières des courbes, placées à l’extrémité de leur file, sur le bord du toit, de manière à empêcher les autres de glisser, recevaient de cette propriété le nom d’antéfixes, sous lequel elles sont connues. »
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