Agrafe : (n.f.) En architecture : 1. Attache métallique utilisée pour lier entre elles deux pierres sur une même ligne, empêchant ainsi qu’elles ne se disjoignent. Les agrafes sont rarement apparentes. 2. Agrafe peut également désigner la pierre décorée placée en saillie au sommet d’un arc ou au milieu d’une plate-bande, et semblant agrafer les moulures de cet arc au nu du mur.
De l’allemand krappa, signifiant crochet. Si le mot est connu en français depuis le XVIe siècle, il désignait alors simplement les crochets utilisés pour suspendre des tapisseries. Il ne paraît pas appliqué à l’architecture avant le XVIIe siècle. On le trouve notamment ainsi défini dans la réédition de 1755 du Cours d’architecture d’Augustin-Charles d’Aviler (1691) : « Agrafe, s. f. Nom que l’on donne à tout ornement de sculpture, qui semble unir plusieurs membres d’architecture les uns aux autres, comme le haut de la bordure d’une glace avec celle du tableau au-dessus, ou cette dernière avec la corniche, ou cette dernière avec la corniche qui règne à l’extrémité d’un salon, d’une galerie, &c. » Il est simplement mentionné dans l’édition de 1710 avec un renvoi vers le terme crampon.
© 2012 – Stéphane William Gondoin – www.normannia.fr

